Sandro, Maje, Claudie Pierlot : le bénéfice net décolle

La maison mère des marques de prêt-à-porter Sandro, Maje et Claudie Pierlot (SMCP) a annoncé jeudi avoir multiplié par près de huit son bénéfice net en 2018 par rapport à 2017, renouant ainsi avec son niveau de résultat d'avant son introduction en Bourse.


Sandro/SMCP

La société a ainsi dégagé en 2018 un bénéfice net de 50,2 millions d'euros, contre 6,3 millions d'euros en 2017, une année qui avait été plombée par des frais exceptionnels liés notamment à l'introduction en Bourse, d'un montant évalué à 38,6 millions d'euros. Outre cet élément exceptionnel, le groupe parvient également à améliorer sa rentabilité opérationnelle. Avec un tel résultat, SMCP, dont l'actionnaire majoritaire est Topsoho, société détenue par le chinois Shandong Ruyi, se rapproche des 53,7 millions d'euros pro forma dégagés en 2016.

La société avait annoncé fin janvier avoir franchi la barre symbolique du milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2018, en croissance de 11,5 %, tiré par Maje et les marchés américain et asiatique, mais de 3,7 % en comparable.

L'EBITDA ajusté a progressé de 11,6 %, passant de 153,7 millions d'euros en 2017 à 171,5 millions d'euros en 2018. La marge d'exploitation ajustée est elle ressortie à 16,9 %, en hausse de 0,1 point, « reflétant la capacité du groupe à dégager une croissance rentable malgré un contexte de marché difficile en France et des conditions climatiques inhabituelles », explique la société dans un communiqué.

« Cette progression reflète la bonne résilience de la marge brute du groupe, qui demeure à un niveau élevé (75,9 %), ainsi qu'une grande maîtrise des coûts magasins et une gestion très stricte des frais généraux et administratifs, qui ont diminué de 20,3 % à 18,9 % du chiffre d'affaires, tout en maintenant un rythme d'investissement optimal pour préparer la croissance de demain », souligne encore le communiqué.

En 2018, SMCP a réalisé 134 ouvertures nettes de points de vente, dont 102 exploités en propre, « dépassant ainsi l'objectif annuel ». La part des ventes réalisées en ligne atteint 14,7 % du chiffre d'affaires total, soit « une pénétration en constante progression depuis cinq ans », précise le groupe.

« En 2018, SMCP a de nouveau généré une croissance rentable, conformément à ses objectifs », a déclaré son directeur général, Daniel Lalonde, cité dans le communiqué, et ce « malgré des conditions de marché difficiles, en particulier au quatrième trimestre ».

Peu avant 10h30, le titre perdait 6,14 % à 14,82 euros à la Bourse de Paris, un repli que les analystes de Jefferies attribuaient à « des résultats conformes aux attentes mais (à) des perspectives relativement décevantes ».

En 2019, SMCP vise en effet une croissance un peu inférieure de son chiffre d'affaires, tout de même « comprise entre +9 % et +11 % à taux de change constant », ainsi qu'une marge d'Ebitda ajustée stable par rapport à 2018. Un ralentissement du rythme qui entrouvre la porte à de possibles velléités d'acquisition de la part du groupe, comme le dévoilait Daniel Lalonde à FashionNetwork.com en janvier dernier.

« Pour 2019, nous sommes confiants dans notre capacité à exécuter notre feuille de route stratégique dans un environnement volatil. Nous allons notamment nous concentrer sur l’accélération de notre transformation digitale, le renforcement de notre plateforme internationale et l’excellence opérationnelle de notre réseau de distribution », affirme le PDG du groupe dans la communication liée aux résultats.

Evelyne Chetrite et Judith Milgrom ont fondé respectivement Sandro et Maje à Paris en 1984 et en 1998, et elles continuent à en assurer la direction artistique. La marque Claudie Pierlot, fondée en 1984 par Claudie Pierlot, a été acquise par le groupe SMCP en 2009.

La rédaction avec AFP

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