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22 juil. 2021
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Prix des lunettes imposés aux opticiens: 125 millions d'amende pour Luxottica

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AFP
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22 juil. 2021

L'Autorité de la concurrence a infligé plus de 125 millions d'euros d'amende au fabricant italien de lunettes Luxottica, premier fournisseur mondial, pour avoir "imposé" en France, "aux opticiens, des prix de vente au détail et leur avoir interdit de vendre sur internet", annonce-t-elle jeudi.


Les pratiques de Luxottica ont affecté de grandes enseignes d'optique telles qu'Alain Afflelou, Krys, GrandVision ou Optical Center - AFP/Archives



Deux autres groupes, LVMH et Chanel, se sont vu infliger des amendes de respectivement 500.000 euros et 130.000 euros, le premier pour les deux mêmes motifs, le second pour la seule interdiction de vendre en ligne, précise un communiqué.

Ces pratiques ont affecté "de grandes enseignes nationales" d'optique telles qu'Alain Afflelou, Krys, GrandVision ou Optical Center, détaille le gendarme de la concurrence.

Le leader du secteur Luxottica, très lourdement sanctionné, a "entre 2005 et 2014", "diffusé à ses distributeurs des prix dits +conseillés+ et les avait incités à maintenir un certain niveau de prix de vente au détail de ses produits".
Ces pratiques concernent les lunettes des marques célèbres sous licence avec Luxottica, dont Chanel, Ray‑Ban, Oakley, Prada, Burberry, Bulgari, Dolce & Gabanna, Armani, Michael Kors, Miu Miu, Ralph Lauren.

Luxottica a élaboré des listes de "prix conseillés" et conclu, avec ses distributeurs, des contrats de distribution sélective "interprétés comme interdisant notamment les remises et les promotions lors de la vente au détail".

En outre, le groupe italien "a imposé à ses distributeurs certaines restrictions quant à la publicité qu'ils réalisaient sur leurs prix et a organisé la surveillance de ces prix", poursuit l'Autorité.

Enfin, "les opticiens persistant à ignorer les messages de Luxottica se sont vu appliquer des mesures de rétorsion", précise-t-elle.

Une quatrième entreprise, Logo (pour la marque TAG Heuer), a été épinglée pour avoir restreint elle aussi la liberté tarifaire des opticiens qui vendaient ses produits, mais ayant été placée en liquidation judiciaire en 2016, elle n'a pas été sanctionnée.

En outre, des clauses des contrats de licence conclus par ces groupes ainsi que des chartes de détaillant agréé pour Luxottica, "interdisaient la vente en ligne des lunettes de soleil et des montures de lunettes de vue par les opticiens", une infraction jugée moindre.

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