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Pour 2020, l'IFM table sur 20% des ventes de mode réalisées en ligne

Publié le
15 sept. 2020
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A l’occasion de la présentation des données semestrielles de la fédération du e-commerce en France (Fevad), l’Institut français de la mode (IFM) a dévoilé les chiffres de la mode en ligne pour les sept premiers mois de l'année, et ses projections pour l’ensemble de l'exercice. Avec, sans surprise, une accélération notable des ventes en ligne engendrée par la crise du Covid-19.


IFM


Pour Gildas Minvielle, directeur de l’observatoire économique de l’IFM, la part d’Internet dans les ventes françaises de mode devrait atteindre les 20% en 2020, contre 14,7% en 2019. Quel que soit le recul du marché de l’habillement dans son ensemble (pour lequel la projection la plus optimiste est de -17% sur l’année), les ventes en ligne de mode devraient progresser de 15% en France.

Sur les sept premiers mois de l’année, l’IFM constate une contraction de 20% des ventes, magasins et boutiques en ligne cumulés. Le recul touche particulièrement les grands magasins et magasins populaires (-36%), les indépendants (-25,4%), les chaînes spécialisées (-23,3%), les ventes de textiles en hyper et supermarchés (-18%) et la grande diffusion (-14,7%). A contrario, les pure-players affichent une hausse de 6,2%.

Mais, cantonnés aux seules ventes en ligne, ces sept mois affichent un visage très différent. Pendant que leur réseau physique chutait de 19,1 %, les ventes en ligne de la grande diffusion ont explosé de 65%. L’e-commerce des chaînes spécialisées grimpe lui de 14,4%, contre -27,4% en magasins. Et chez les grands magasins et magasins populaires, une hausse de 13,1% des ventes en ligne a répondu à une chute de 39,9 % dans les points de vente.


Shutterstock


Sur ces sept mois, la hausse de 11% des ventes en ligne d’habillement n’a cependant pas suffi à compenser l’effondrement des ventes physiques d’habillement, tombées de 26%.

“L’impact du Covid-19 sur ces chiffres est naturellement important”, explique Gildas Minvielle, qui pointe les hausses anormales de ventes en ligne de mode en avril (+22 %) et surtout mai (+61,7 %), suivies par des progressions plus mesurées en juin (+11,9 %) et juillet (+19,2 %).

“Il serait logique que ces hausses ralentissent dans les prochains mois. Mais je ne pense pas que l’on reviendra à la situation d’avant : la vraie question est de savoir à quel point les comportements adoptés durant cette crise sont amenés à s’installer de façon pérenne”. 


IFM


Entre 2018 et 2019, les ventes en ligne d’habillement avaient en France augmenté de 3,2%. Progression générée par les pure-players (+1,4%) et les chaînes spécialisées (+6,8%), mais également par la grande diffusion (+2,5%) et dans une moindre mesure les grands magasins et magasins populaires (+13,6 %), en retard sur le front des ventes en ligne.

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