MCS : son licencié français structure la relance

Sylvain Madi dirige Central Way, un fabricant de private labels français, depuis 25 ans. Parmi ses principaux clients se trouvent notamment Armand Thiery et les Galeries Lafayette. Depuis quelques temps, il souhaitait lancer une marque de prêt-à-porter masculin ou en reprendre une. Par un ami commun, il fait connaissance de Bernard Galula, ex-responsable grands comptes de MCS. Déclarée en faillite en octobre 2017, la licence exclusive de la marque était disponible pour l’ensemble des marchés hors Italie. Après plusieurs rendez-vous avec MCS Brand Management, basé à Londres, Sylvain Madi est devenu le nouveau licencié de MCS pour une durée de 11 ans sur l'ensemble des marchés à l'exception de l'Italie et de la Chine. Bernard Galula, lui, a été intégré au projet en tant que directeur commercial tandis que l’un des anciens stylistes italiens, Michele Gambarotto, a été recruté à la tête de la création.


Le showroom parisien de MCS - DR

La nouvelle équipe s’est attelée à la création et à la production de la collection printemps-été 2019. Le résultat est visible au showroom de la rue Réaumur, à Paris : 300 pièces disponibles dans 700 variantes. Elle a également conçu une mini-collection automne-hiver 2018-2019 afin de ne pas être trop longtemps absente du marché. « La collection été 2019 devrait être distribuée chez 150 à 200 revendeurs, en France et à l’international. Nous sommes référencés sur le site du New Black et cela nous a déjà apporté de bons contacts à l’export. Nous avons conservé l’ADN de la marque et nous constatons que les détaillants attendaient son retour. Nous ne voulons pas être diffusés partout. Nous sommes fidèles aux détaillants qui ont une histoire avec MCS. S’ils sont dans une petite ville et qu’ils rencontrent des difficultés, nous préférerons les aider plutôt que d’aller voir ailleurs », indique Sylvain Madi.

Central Way dispose déjà d’un local de stock à Paris dans le Sentier pour MCS et va ouvrir fin septembre un autre local dans la région lyonnaise pour disposer d’un stock tampon. L’entreprise a réalisé 5,5 millions d’euros de chiffre d'affaires en 2017 avec son activité de private labels. Le dirigeant dit ne pas avoir d’objectifs financiers précis avec MCS pour la première année afin d’éviter la pression. Il reste néanmoins confiant quant au potentiel de la marque masculine de sportswear.


Silhouette printemps-été 2019 de MCS - DR

« Nous avons conservé un grade de qualité élevé et des prix raisonnables. Par exemple, une chemise unie en lin est vendue à 85 euros en prix retail. Nous avons analysé les comportements d’achat dans les multimarques en province. La femme achète encore souvent pour l’homme. Elle recherche des matières faciles à entretenir et agréables à porter. D’ailleurs, nous avons ajouté de l’élasthanne aux pantalons pour améliorer le confort. En province, les chaînes prennent des parts de marché, mais elles nivellent le style des gens. Or, les marques restent des repères statutaires, notamment pour les cadres. En plus, elles ne sont généralement pas diffusées partout », précise Sylvain Madi.

Pour répondre à la demande du marché masculin, la collection été 2019 présente des pantalons et des jeans plus fittés aux côtés des coupes classiques et droites, des chemises également plus fittées tandis que les vestes, elles, auparavant trop près du corps, permettent désormais de respirer ou de supporter le passage d’un déjeuner à la française. Enfin, MCS va proposer des capsules d’actualisation via le New Black afin de réagir aux toutes dernières tendances.

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