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22 févr. 2021
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Kering reste à l’affût d'opportunités sur le marché

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22 févr. 2021

"Concernant les fusions et acquisitions, nous continuons à chercher des opportunités." A l’occasion de la publication des résultats de l’exercice 2020 la semaine dernière, le PDG de Kering, François-Henri Pinault, a été on ne peut plus clair. En dépit d'une baisse de 17,5% à 13,1 milliards d'euros de son chiffre d'affaires en raison de la crise sanitaire et des mauvaises performances de sa marque phare Gucci, qui pèse 60% de ses ventes, l'homme d'affaires ne semble pas avoir l'intention de faire le dos rond en attendant que la tempête passe. D'autant que son groupe a du cash pour faire de bonnes affaires.
 

François-Henri Pinault - DR


"Notre situation financière est plutôt bonne, très solide. Aujourd'hui, le groupe est assez différent du Kering d'il y a cinq ou sept ans, ce qui signifie que nous sommes beaucoup plus forts quant à notre capacité à absorber de nouvelles marques, y compris à grande échelle. Nous sommes mieux dotés en termes d'infrastructures, d'informatique, de CRM, mais aussi par rapport à nos capacités logistiques et notre e-commerce désormais pleinement opérationnel", a déclaré l’entrepreneur.

Dans son document financier, le groupe indique "disposer désormais de lignes de crédit confirmées pour un montant total de 4,365 milliards d’euros (3,035 milliards d’euros au 31 décembre 2019) et d’une trésorerie disponible de 3,443 milliards d’euros au 31 décembre 2020". En outre, il a réalisé une émission obligataire au premier semestre pour un montant total de 1,2 milliard d'euros. 

Kering, qui vise à concentrer ses activités sur le luxe, a par ailleurs réduit en 2020 sa participation dans Puma de 16 à 9,8%. La cession d’environ 5,9% du capital de l'équipementier sportif lui a permis d’encaisser 655,6 millions d'euros. 

S’il n’a donné aucun détail précis quant à une future acquisition, François-Henri Pinault a néanmoins livré quelques éléments: "Nous examinons les marques mondiales dont les catégories pourraient bien s’équilibrer à l'avenir avec nos autres marques, et sur lesquelles nous pouvons faire jouer notre savoir-faire". Le groupe est prêt à racheter une maison correspondant à son périmètre, quitte à envisager un repositionnement important, comme cela a été fait ces dernières années avec Saint Laurent, Gucci, Balenciaga, Bottega Veneta et Alexander McQueen.

Pas intéressé par le secteur de l'horlogerie


 
En revanche, il y a un secteur qui continue de ne pas intéresser Kering  celui de l’horlogerie, "dont le marché s’est transformé depuis longtemps". "Nous ne ferons rien dans cette catégorie", a répété le PDG, comme il l’avait déjà expliqué dans le passé.

Faut-il comprendre que Kering n’est absolument pas intéressé par le suisse Richemont, dont le portefeuille regorge de marques de montres (Cartier, Jaeger-Lecoultre, Baume & Mercier, IWC – Schaffhausen, etc.)? En janvier, l'hypothèse d'un rapprochement des deux groupes de luxe avait agité les marchés. L’an dernier, les rumeurs allaient bon train aussi quant à intérêt du français pour les groupes italiens Moncler ou Prada. Mais elles avaient été aussitôt démenties.
 
La question n’en demeure pas moins. D’autant que l’écart s’est creusé avec son rival LVMH, depuis que ce dernier s’est emparé du joaillier américain Tiffany & Co pour 15,8 milliards de dollars. Kering n’a plus fait d’acquisition depuis 2014, avec le rachat de la marque de haute horlogerie Ulysse Nardin.

Lors de la téléconférence qui a suivi la publication des résultats annuels mercredi dernier, le PDG a rappelé néanmoins que pour Kering, "la priorité est la croissance organique, à commencer par Gucci, qui est loin d’avoir atteint la maturité en termes de potentiel de croissance, tout comme les autres marques".

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