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23 nov. 2022
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Camaïeu: le nom de marque et le fichier client mis aux enchères le 7 décembre

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23 nov. 2022

Alors que les stocks de vêtements ont été cédés au plus offrant il y a quelques semaines, c'est au tour de la marque Camaïeu d'être mis aux enchères à la suite de la liquidation judiciaire de l'enseigne de mode féminine. Le 7 décembre, une vente sera donc organisée par la société spécialiste des enchères Mercier & Cie, à Vendeville (Nord).


Camaïeu


Selon les données du site spécialisé Interenchères, qui détaille les actifs mis en vente, des repreneurs peuvent se manifester ce 7 décembre pour acquérir 23 lots, concernant à nouveau quelques stocks de vêtements, des mannequins et des fournitures, mais aussi et surtout le portefeuille de marques Camaïeu. A la clé? Le logo, les noms de domaine et le fichier client. Pour ce lot, une caution de 50.000 euros est exigée par Mercier & Cie pour pouvoir enchérir, en salle comme à distance.

Le nom Camaïeu, connu dans le secteur mode depuis 1984, peut intéresser plusieurs types d'acteurs, des grands groupes d'habillement aux pure-players, en passant par les industriels textiles. C'est le cas d'un duo qui a communiqué sur Linkedin son intention d'acquérir la marque, pour relancer une production tricolore. Il s'agit de Karine Renouil-Tiberghien et d'Arnaud de Belabre, à la tête de la Manufacture de Layette et de Tricots (comprenant deux usines de fabrication situées à Pau et à Roanne).

Le défi du 'made in France' accessible 



"Il faut revenir au concept de base des créateurs de la marque Camaïeu en 1984: Jean-Pierre Tork, Éric Vandendriessche, Jean Duforest et Dominique Debruyne: privilégier le circuit court et ajuster l'approvisionnement en fonction de la demande. Nous avons prouvé depuis sept ans qu’il était possible de produire en France pour la grande distribution. Maintenant, nous souhaitons prouver qu’une marque de grande distribution peut produire 100% de ses collections en France", expose Karine Renouil Tiberghien, qui habitait en 1984 à quelques encablures du premier magasin Camaïeu, ouvert à Roubaix il y a 38 ans.
 
Selon la dirigeante, entre dix et quinze acteurs seraient intéressés par la reprise de la marque. Néanmoins, d'autres potentiels repreneurs ne se sont pas encore manifestés publiquement.
 
Le 2 novembre dernier, 1,5 million de pièces étiquetées Camaïeu d'une valeur globale de près de 50 millions d'euros (prix de vente boutique) avaient été acquises par le déstockeur Noz, qui a pour cela déboursé 3,8 millions d'euros. La chaîne low cost a ensuite enregistré de très forts niveaux de fréquentation lorsqu'elle a mis en rayon ces articles dans ses points de vente, ont rapporté divers titres de presse locale.

Magasins, siège et entrepôt doivent encore trouver preneur



D'autre part, 486 magasins Camaïeu situés en France sont également en quête de repreneurs. Les entreprises intéressées devaient se manifester avant le 18 novembre, tandis que le tribunal de commerce de Lille doit statuer sur d'éventuelles offres de reprise à compter du 23 novembre.

Enfin, selon le liquidateur en charge du dossier, une expertise est en cours à propos de l'entrepôt et du siège social de Camaïeu, situés en périphérie lilloise, dans l'optique d'une mise en vente dans le courant du mois de décembre.

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