Monoprix progresse, mais le groupe Casino ralentit en 2017

Pénalisé par la guerre des prix qui fait rage dans l‘Hexagone et par la crise brésilienne, le groupe français qui rassemble notamment Casino, Monoprix, Franprix et Cdiscount a bouclé l’exercice 2017 sur des ventes de 37,8 milliards d‘euros, en croissance organique de 3,2 % (+2,4 % en comparable), après une hausse de 5,7 % en 2016 (+3,8 % en comparable).


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Le groupe, qui tablait auparavant sur une hausse de plus de 20 % de son résultat opérationnel courant en 2017, a dit anticiper une croissance « d’environ 20 % », à 1,24 milliard d'euros, et n‘a pas confirmé ses objectifs de rentabilité dans l'alimentaire en France. Dans l'Hexagone, Casino mise maintenant sur un résultat opérationnel de plus de 460 millions d‘euros en 2017 - hors plus-values immobilières -, laissant anticiper une hausse limitée à 9 %, au lieu des 15 % promis.
 
Ces prévisions un peu en deçà des attentes ont été lourdement sanctionnées par le marché, le titre Casino perdant 6,3 % à 47,50 euros en milieu d'après-midi. Pressé de questions par les analystes, Antoine Giscard d‘Estaing, directeur financier, a invoqué de mauvaises ventes de textile en fin d‘année chez Monoprix - l‘enseigne la plus rentable du groupe - ainsi que des investissements dans des programmes de fidélité et un projet de monétisation de données.
 
En France - dont le poids est devenu crucial depuis la cession des très rentables actifs asiatiques pour désendetter le groupe -, les ventes alimentaires ont limité leur hausse à 0,8 % en 2017 à magasins comparables et à 0,3 % au dernier trimestre.
 
Très surveillées, celles des hypermarchés Géant sont restées stables au 4e trimestre, pénalisées par une chute de 9,6 % dans le non alimentaire, tandis que Monoprix est passé en terrain négatif (-0,5 %) sur la période, pour cause de mauvaise météo.

« Les ventes textile, qui surperforment largement le secteur sur l’année, sont impactées au T4 par le redoux du mois d’octobre », explique le groupe dans son communiqué. Sur l’année 2017, l’enseigne de centre-ville enregistre une croissance de 2 % en comparable et de 2,8 % en organique.
 
Les hypermarchés français, dont Casino attendait un retour à la rentabilité en 2017, sont restés déficitaires et le groupe espère les voir retrouver l’équilibre en 2018. A l‘inverse, les ventes de Cdiscount, dont des corners sont en début d‘installation chez Géant, ont grimpé de 9,2 %.

La rédaction avec Reuters

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